Are yu COP ?

Quels acteurs pour contribuer aux enjeux Post COP21/22 ?

La conscience climatique est generalisee. Entre les deux COP, on passe de la réflexion a l’action….Le séminaire Management des Nouvelles Economies ouvrira ses portes, lundi 28 novembre sur cet impulse. Il se tiendra jusqu’au 2 décembre dans le quartier de Saint-Lazare a Paris (intervenants en image ci-dessous).

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Pour qui ?
Des spécialistes de la marque, lesquels sont aussi une partie de la solution

Sylvain Hatesse (droite), co-fondateur du jeu Terrabilis

Sylvain Hatesse (droite), co-fondateur du jeu Terrabilis

Objectifs ?
Regarder loin, agir de près, telle sera la consigne
 pour impliquer les nouvelles generations, futures responsables de l’existence d’un nouveau monde. (De)construire sa vision du monde de demain et puis la vivre sur une semaine pour être prêt a la décliner et l’exploiter  a travers le prisme de la communication et du marketing de demain.

Brieuc Saffré, co-fondateur de Whitaa

Brieuc Saffré, co-fondateur de Whitaa

Sylvain Boucherand, BL Evolution

Sylvain Boucherand, BL Evolution

Armand Bernoud, co-fondateur de Maximum

Armand Bernoud, co-fondateur de Maximum

Alexandre Bouton, Urban Act

Alexandre Bouton, Urban Act

Nicolas Froissard, mouvement UP! et VP Groupe SOS

Nicolas Froissard, mouvement UP! et VP Groupe SOS

Pascal Signolet, Delegue General du Festival Atmospheres

Pascal Signolet, Delegue General du Festival Atmospheres

Principaux thèmes ?
La COP pour les nuls : L’économie du 21e siècle expliquée aux terriens
Nouvelles entreprises, nouveaux managements
Communicants, parlez vous cop ?
Cop ou pas cop ? Les defis que doivent relever les citoyens

Engagement for Action juste avant la fin du(n) monde !

Voici le programme :

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Les infos a retenir des accords de Paris 2015 et leurs consequences concretes depuis leur entree en vigueur le 4 novembre dernier :


– ratifies par  ? 195 pays dont Chine, USA et Inde

– objectifs ? les chiffres a retenir : 2degres pour 50% de reduction de GES d ‘ici 2050
– methode : non contraignante base volontariat (tres important car meme principe souhaite pour application RSE aujourd hui)
– facture : le lead est pour les pays riches qui ont promis en 2009 une enveloppe de 100 milliards de $ (montant a revoir en 2025). Pour les autres pays developpes le financement se fera sur la base du volontariat. Enfin une tolerance et un accompagnement sont fortement souhaites envers les PVD
– controle ? objet de la cop22 avec un mot d’ordre la transparence et  un mot cle la transition


A Saint-Etienne, le design et le marketing s’empathent !

Récit d’une virée à la Biennale du Design 2013 en quête du lien entre empathie et marketing via le design pour tous .

Interprétations libres du logo de la Biennale 2013

Libres interprétations du logo de la Biennale 2013

L’empathie est dans l’air du temps. Depuis deux ans, c’est autant de livres, de conférences et d’articles qui y font référence.  F. de Whaals avec l’âge de l’empathie, orientait sa réflexion sur la nature et ceux qui entrent en contact avec elle, donc nous humains. Il est vrai que les insectes, animaux s’entraident, alors pourquoi pas nous ? Quelques temps après, J. Rifkin, s’en inspire et écrit Une nouvelle conscience pour un monde en crise, la civilisation de l’empathie. Depuis, c’est devenu viral grâce à ses interventions internationales. Il était présent au Forum des entreprises internationales à Lille et à la Biennale.. Biensûr !

Mais au fait c’est quoi l’empathie ? L’aptitude à comprendre la situation (difficile) de l’autre selon le dictionnaire de la langue française. Si l’empathie, suscite un tel engouement, c’est aussi parce qu’elle est fondamentale aux relations sociales. Cette interrogation m’amène évidemment vers mon cœur de métier, le marketing. Il existe déjà un marketing social qui promeut une cause. Pour ma part, je défends l’idée plus large d’un marketing sociétal avec notamment l’émergence d’une consommation collaborative, du troc, de l’open source et du D.I.Y. Peut-être même alors pourrions-nous aller jusqu’à un marketing de l’empathie ? En quoi cela consisterait t-il ? Quelle est la part de sincérité pour que celui-ci ne soit pas le nid d’une nouvelle forme de greenwashing ?

La Biennale du design 2013 intitulée « L’empathie ou l’expérience de l’autre », devrait  m’aider à comprendre le processus empathique. Car si en marketing nous cherchons de plus en plus à comprendre le comportement et l’environnement du client ; en design c’est en phase 0 que l’on pense à l’usage que nous ferons de nos produits pour répondre à un besoin exprimé (ou non).

Grâce au Mixeur et à Pourparlers.eu – 2 organes vivants fondés sur une construction expérimentale au sein de la Cité du Design – nous (mon confrère revêtant le costume de JRI et moi-même) obtenons nos accréditations.

Le premier constat est surprenant ! Nulle part, est inscrite la définition de l’empathie. En revanche, dans l’enceinte de l’exposition TRAITS d’UNIONS OBJET D’EMPATHIE,  je découvre qu’il existe 4 formes d’empathie : technologique (le design face à l’omnifonctionnalité), sociale, conceptuelle (l’âge du faire pour l’usager ou le D.I.Y) et environnementale (l’avènement d’une conscience altruiste). Mais encore faut-il pouvoir valoriser cette démarche auprès du grand public. Sans doute l’affichage environnemental, contribuera à l’accompagner dans cette prise de conscience (un peu à l’image des serious game ou des nudges).

L’EMPATHIE EN MODE PROSPECTIF

Les célèbres SIMS ont crée une extension Nanotechnologie

Les célèbres SIMS ont crée une extension Nanotechnologie

Wikicells, l'emballage qui se mange

Wikicells, l’emballage qui se mange

Plus loin, Demain, c’est aujourd’hui #4 est une expo sur les travaux prospectifs de grandes entreprises. J’y ai retrouvé les célèbres SIMS, jeu de simulation de vie avec une extension sur la nanotechnologie, permettant à chacun de se projeter en tant qu’acteur et metteur en scène de ce que la nano offre en scenarii des possibles à travers la santé, la communication, le travail, l’habitat. De son côté, Wikicells, ce nouvel emballage recyclable découvert au Sial*, se mange. Il nous amène à nous interroger sur le no packaging et rend tous ronds les yeux des visiteurs !

ProdUSER

ProdUSER

Mon oreille est attirée par les propos pertinents du médiateur Samuel. Il explique devant un cartel intitulé « La conception en partage » où se tient un vélo composé d’un cadre en bois : « qu’un objet auquel t’es associé dans la conception et/ou la production, tu l’aimes plus. Même s’il n’est pas parfait parce que c’est un peu de toi ». Ce qui n’est pas sans nous ramener aux nouvelles formes de consommations collaboratives et de troc…

ENTRETIENS

L'auteur de La bonté humaine

L’auteur de La bonté humaine

Au sortir de sa conférence, nous croisons Philippe Lecomte, auteur de La bonté humaine. Quand je l’interroge, il prévient : On peut comprendre, ressentir des émotions en fonction du vécu, des besoins exprimés d’autrui mais il ne faut pas confondre être en empathie avec l’autre et être l’autre, sinon on s’y perd ! Nous sommes étonnés qu’il mixe l’altruisme, l’empathie, la générosité. Il répond que c’est la société qui change. Avant cela faisait fleur bleue de parler de ça alors qu’aujourd’hui on parle de la journée de la gentillesse. Je confirme aussitôt, c’est une déferlante de happy : au cinéma avec Happiness, dans les campagnes de Morgan, du Crédit Agricole, les coffrets Happy time, les points Simply Market jusqu’aux programme des stagiaires de l’Oréal. Tout ceci trouve sa source dans une forme de réaction à l’austérité.

Elsa Frances, Directrice de la Biennale et des Expositions

Elsa Frances, Directrice de la Biennale et des Expositions

Comme parfois, nous avons eu du mal à faire le lien avec l’empathie, quelque peu capillotracté, nous demandons à rencontrer la sacro sainte patronne, Elsa Frances, directrice de la Biennale pour qu’elle nous éclaire. Extrait vidéo** : « La notion d’empathie est pas toujours là parce que ce qui compte pour certains designers c’est leur style et donc leur signature. Alors que pour d’autres c’est la marque qui prime ». Pour nourrir nos recherches on nous envoie vers les 4 manifestations qui ont effectivement le mieux révélé, les différentes dimensions de notre sujet.

LES EXPOS QUI INCARNENT LE MIEUX LE TRIUMVIRAT INNOVATION- MARKETING – DESIGN

JE.VOUS.DESIGN.
Le commissariat de cette expo est tenu par l’Agence Française de Design, dont Bruno Lefebvre est le répresentant. Cet ex-président du syndicat, précise que le but n’était pas leur promotion mais bien celui de l’empathie avec un autre regard et sans postulat de départ. En effet, regroupés autour de 5 grandes thématiques, les designers abordent dans des entretiens filmés, leur expérience et point de vue à propos d’un « objet empathique ». Cela révèle les différents degrés d’empathie, tant dans le processus de création (le designer tel une éponge, observant, analysant, transférant), que dans la dimension relationnelle de l’activité (client-fournisseur-équipe), ou dans l’objet finalisé et produit (développant le souci de l’autre, voire de la nature par exemple).

Jean Marc Brule - Photo BV

Jean Marc Brule – Photo BV

À cet égard, Je (designer) Vous (Utilisateur) Design (problématique) invite à se questionner sur la possibilité de considérer l’empathie comme un socle sur lequel pourrait se construire la société de demain ou comment on réfléchit à la place de l’autre. Bien que celui qui compare son métier à celui de cuisinier ou de réalisateur de film, avoue que les designers n’ont pas précisément de l’empathie pour l’usager (car il ne le connaisse pas) mais plutôt pour leurs clients (entreprise, collectivité passant la commande). Il ajoute est-ce que Jonathan Ive est en empathie quand il designe l’iphone 1 ? Comme je ne le connais pas et qu’il ne vient pas cette année (ah ah), j’ai selectionné des réalisations qui m’intriguaient : Jean-Marc Brulé pour Harvest. Le collectif Boom et leur idée ingénieuse du troc ou comment créer une traçabilité empathique de ses biens (certains sous les feux de la rampe malgré eux, auraient bien fait de s’en inspirer) pour leur donner une seconde vie. User studio ou l’idée de sensibiliser à la baisse des factures d’éléctricité.

The trading city

The trading city

EMPATHICITY, MAKING OUR CITY TOGETHER
Comme son nom l’indique, est une nouvelle approche de la ville par les designers et urbanistes pour ses habitants. La commissaire, Josyane Franc, aussi chargée des Relations Internationales pour St Etienne, une des 34 Villes Créatives Unesco de Design, nous présente a présenté quelques projets**. Celui de Berlin, The Trading City où les enfants ayant une meilleure compréhension des choses qu’ont ne croit, ont imaginé leur ville de demain. Sur le principe du design participatif, la difficulté résidait dans la traduction de leurs souhaits et la transformation en solutions concrètes.

Ability Bib

Ability Bib

Au Japon à Kobe, Ability Bib** : L’outil de secours en cas de catastrophe permettant aux bénévoles, aux victimes de communiquer sans se parler et de favoriser une action coopérative via des dossards de couleurs. Jaune  = juridique, vert = travail manuel, bleu = soutien linguistique, rouge = médical.

A Montréal, Bonjour est une exposition qui s’est tenue dans une rue devenue piétonne, pendant 3 jours, à l’entrée du Parc des Compagnons. Elle aura en outre permis d’alléger la tension qui y régnait lors du « printemps érable québécois ». Elle est composée  de lettres surdimensionnées et de centaines d’anecdotes sur le thème du voisinage, partagées par les habitants et épinglées sur des cordes.

Peinture-lumiere

Peinture-lumiere

Pour Sixième Sens, la commissaire ajoute qu’elle se sent particulièrement engagée comme chaque acteur de la Biennale : «Le design pour tous est souvent connoté handicap, or il a pour raison d’être la prise en compte des différentes étapes de la vie de l’enfant à la personne âgées ». Ici on partage l’expérience de l’autre avec des mises en situation réelle ou virtuelle. L’exemple pertinent de l’activateur de lumière via votre papier-peint, permet à quiconque d’éteindre et allumer quelle que soit son âge et taille !Entreprises et concepteurs ont tout intérêt à cultiver ce fameux sixième sens, car notre seul point commun, c’est d’être tous différents », ce qui est une bonne transition pour l’expo suivante.

Metal Box / Fight Metal

Metal Box / Fight Metal

C’EST PAS MON GENRE
J’ai bien ri. Un vrai pied de nez aux clichés ! Le visiteur y découvrira de surprenants produits pensés pour les femmes bien avec leur temps (coquille glamour pour celles qui font de la boxe, leur loisir). Sur un ton décalé, faisant référence à une société (encore) machiste, comme le Barbie-foot, grandeur nature. Déjà, le catalogue de noël dernier, de Systeme U montrait un petit garçon jouant à la poupée et une petite fille faisant rouler une voiture miniature… Le croyez, vous, les réactions qui ont suivi n’étaient pas toujours sympathiques ni empathiques mais assez décourageantes… Ah les stéréotypes ont la vie dure !

COLLABORATION et CONCEPTION : DEUX COUPS DE CŒUR DANS LE REGNE DU « CO ».

J’ai regretté de n’avoir qu’aperçu l’expo Nano-Ordinaire de la célèbre Matali Crasset. Elle s’est employée à utiliser le design comme porteur de changements de paradigmes notamment dans la maison et les objets qui la composent et pouvant être utilisés à des fins d’économie d’énergie. Mais la vie est ainsi, je me suis consolée avec la découverte de deux coups de cœur last-minute !

Délicieux ! Merci le CFA des Mouliniers

Délicieux ! Merci le CFA des Mouliniers

Le premier, imaginé par Léa Bougeault et Jessica Pigeron, designers du comestible et fondatrices de l’agence Miit Studio. Nous connaissions tous les cocktails où chacun joue des coudes pour accéder aux boissons ou à la nourriture, parfois sans foi ni loi. Désormais le concept du LA CONVIVIALE, vous permet d’élaborer voire d’expérimenter le concept du buffet participatif. Soit avec la salé, avec un D.I.Y de tapas en piochant les ingrédients ici ou là et en cueillant les aromates issus d’un jardin suspendu. Soit avec le sucré avec des pâtisseries à partager, de telle sorte que vous êtes obligés de prendre votre couteau pour en avoir et servir, pourquoi pas, votre voisin. Rien de mieux pour faire connaissance et créer le lien social ! Ce buffet d’un nouveau genre n’aurait pu exister sans le binôme designers-artisans (ici le remarquable travail des jeunes du CFA des Mouliniers). La co-llaboration va apporter les meilleures réponses aux évolutions des comportements d’achat et de consommation.

Ce qui nous amène au second coup de cœur : la co-ception de Kish (l’agence Caractère(s), Le commerce L’art et la Panière, 1 céramiste, 1 graphiste) : une quiche sans pâte, dans une rencontre de recettes et saveurs multiculturelles à l’image de leur clientèle, prenant la forme d’un 8. Elle peut aussi se replier dans un petit sachet accompagné d’autres ingrédients et former ainsi un snacking nomade ! Ici le design ne se réduit pas qu’a l’esthétisme mais va rechercher la plus-value qu’il peut apporter à une activité traditionnelle et de proximité, comme la boulangerie.

Tout comme le design peut créer de la valeur pour l’entreprise, une approche du marketing de l’empathie permettrait sans doute à l’entreprise d’être +++ et obtenir son triple A (accueillante, attractive, accessible)***, si tout en restant connectée à l’économie, elle proposait, dans une démarche d’intelligence collective, des offres en phase avec les attentes et mutations sociétales. En gros, un « Licence to Operate » à la française, La société est en train de comprendre que nous devons changer de formule, nous avons trop tiré sur la corde et pour aller vers du mieux nous devons (re)trouver des synergies et des collaborations avec les autres. Passer de l’indépendance à l’interdépendance. Et comme nous l’a confié Elsa Frances, le consommateur est prêt, contrairement à ce qu’on en pense dans les entreprises : « Ce n’est pas parce qu’on ajoute en amont une dimension environnementale et sociale à un objet, que le consommateur y trouve moins de plaisir et d’intérêt ». Ca serait donc dommage que le marketing n’y trouve pas de quoi redorer son blason ! Le marketing à la papa est mort, vive le marketing des mutations sociétales où le co-sommateur est agrégateur de contenus et de savoir-faire !

Notre petite mais dense enquête s’achève ici, car pour ma part, le séminaire que j’organise intitulé La fabrique du co-sommateur et d’un marketing de l’empathie battra son plein à l’heure où vous lirez ces lignes !

Tous mes remerciements aux personnes interviewées, rencontrées et peut-être pas citées dans cet article. Ainsi qu‘à mon acolyte, dont vous trouverez un autre point de vue sur la Biennale ici.

* Salon International de l’Agroalimentaire
**Vidéos en ligne d’ici.. bientôt ;)
***Référence à la journée Design & Artisanat de la Chambre des métiers de Sainté.

L’eonotourisme autrement (2ème partie) : un homme artviné en vaut deux !

Designers days 2012Entre arôme et art de vivre, Les Vignerons Indépendants du Var renouvellent pour la 14ème année, leur manifestation Art & Vin,  de mai à septembre 2012.
Et si à Paris, ce sont les designers days qui dévoilent jusqu’au 4 juin leur « identité(s) », c’est au Château Saint-Martin, grand cru classé de Provence – tenue de main de maître dans un gant de velours par des femmes – que Catherine Vitulin, mezzo-soprano nous a surpris en pleine dégustation-découverte. Cette artiste de la compagnie La Lyre et le Masque, propose de démocratiser l’Opéra en dehors des structures dites « officielles ». Venez la voir et l’écouter dans le Domaine de la Pességuière, en Provence verte, les 6 et 8 juillet à 21h en présence de son aimable hôtesse qui se consacre parallèlement au mariage du théâtre et de la vigne. Pour l’anecdote – qui dans cette profession n’en est pas une – c’est la région qui compte le plus de femmes propriétaire et cultivatrice, selon le Directeur Général du Comité Interprofessionnel des Vins de Provence, François Millo.

Oeuvre de Patrick Doutres - Art & Vin 2012

Oeuvre de Patrick Doutres. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé

Vous pourrez découvrir dans d’autres châteaux, le vin des cinéastes, en visitant le Domaine de Meaulx – agriculture biologique de Vins de Pays – et rencontrer Jacques Renoir, respectivement neveu du réalisateur et arrière petit-fils du peintre et imaginer Charlotte Rampling, Martin Landau, Wim Wenders ayant écrit, interprété ou tourné sur ces terres. Découvrir également, le travail d’artistes comme le sculpteur Patrick Doutres, :recycleur de couverts en métal argenté et d’argenterie (à distinguer svp !), il leur redonne une seconde vie pour le plus grand plaisir des yeux et des collectionneurs.

Quittons les vignerons indépendants mais restons dans l’art et l’amour toujours du vin naturel dans un contexte d’oenotourisme alternatif.

Chateau La Coste -  Louise Bourgeois

Oeuvre de Louise Bourgeois

Chateau La CosteNotre coup de cœur des 5 sens, c’est un diamant brut – à une quinzaine d’Aix-en-Provence – nommé Château La Coste. Son entrée donne le ton et vous déstabilise par la présence de béton et de métal au milieu d’une forêt de pins et des collines provençales. Chateau La Coste Tadao Ando - Centre d'ArtLes pattes menaçantes d’une structure issue des antres noires de feu Louise Bourgeois vous coupe le souffle. Où êtes vous arrivé ? Calder, Nouvel, Prouvé, Ando, Gehry notamment ne sont pas loin non plus. Ils ont accepté au cours de cette dernière décennie, l’amoureuse invitation artistique du propriétaire, Patrick McKillen – homme d’affaire irlandais aidé de sa soeur Mira – parmi 20 designers et architectes incontournables de la planète. Dans cet ensemble Land Art, les installations du sulfureux Ai Weiwei, du brésilien et moderniste Niemeyer, du travail polymorphe de l’italien Renzo Piano, viendront bientôt s’exprimer librement entre oliviers, vignes. Chateau La Coste Tadao Ando Centre d'ArtUn regret cependant, celui d’une osmose entre le design et la nature. Içi, point de Philippe Madec celui qui exerce mon métier d’urbaniste et d’architecte en suivant des pratiques éco-responsables. De même l’omniprésent Starck, la « machine à produire… de la conscience écologique » comme le titre le magazine IDEAT, spécial green de ce mois-ci, est absent ! Pourtant l’inventeur du concept de design-democratique a toujours considéré que l’éco-conception n’est pas une punition mais un plus et le prouve… Des professionnels en phase avec leur temps à intégrer, peut-être, pour les futures chambres d’hôte du domaine !

Drop_ Tom Shannon

« Drop », l’oeuvre ovni de Tom Shannon

Heureusement, si l’entrée de l’Art Center, qui a ouvert ses portes il y a tout juste un an, ne vous paraît pas assez démocratique, son rosé clair l’est pour l’instant complètement. En outre, sa philosophie de préservation de l’environnement et son réputé maître de chai, Matthieu Cosse, en font un nectar incontournable.

Le chai du Château La Coste par Jean Nouvel

Le chai par Jean Nouvel

Le vignoble est cultivé selon les principes de la biodynamie – vendanges manuelles, tri du raisin à la vigne et au chai systématisé signé Jean Nouvel – Ainsi, un minimum d’intervention permet de garantir à leurs vins un maximum de naturel.

Alors qu’ ECOCERT, vient de lancer une nouvelle certification en biodynamie, nous interrogeons William Vidal, son président agronome et écologiste convaincu, sur la garantie d’un tel procédé : « Le bio c’est bien, cultiver en biodynamie ca ne peut être qu’un plus, surtout en vins pour les arômes et pour sublimer le terroir. C’est une opération de survie nature, il suffit d’accompagner la nature ».

Chateau La Coste_ L'abus d'alcool est dangereux pour la santé

Chateau La Coste_ L’abus d’alcool est dangereux pour la santé

Comme beaucoup de châteaux la pratique et peu le disent.. si votre chemin croise la route du Château La Coste, pensez à votre Songe d’une nuit (réalisé étonnamment de manière éponyme), ajoutez la couverture – en coton bio éthique – pour les soirées estivales et culturelles de plein air contact@chateau-la-coste.com dans le cœur des vignobles d’un domaine, dont on devine qu’il ne faudra surtout pas le perdre de vue !

L’oenotourisme autrement (1ere partie) : des Vignerons Indépendants qui font du bio, du bon et du bien

Carte des appellations de Provence » Si le vin manque, il manque tout  » disait les latins. Alors, nous on voit la vie de toutes les couleurs pour ce WE car le plus grand pique-nique d’Europe (12 000 hectares au total) sera organisé par la Fédération Nationale des Vignerons Indépendants ces 26, 27 et 28 mai. Le principe : le vigneron offre la bouteille et vous, vous apportez vos mets. Alors, pour nous, c’est l’occasion de vous proposer un focus spécial sur la Provence, qui ne manquera pas d’en rougir et pour cause ! Cette région traditionnellement rose (38% de la production nationale et 8% de la production mondiale) produit plus de rouges et blancs qu’on ne le croit et prend des parts de marchés aux autres régions traditionnelles. Parallèlement, nous nous intéresserons aux vignerons indépendants qui font du bio, du bon et du bien.

VINIFIER AUTREMENT. En effet avec la mer, la pierre, le mistral et le soleil, ce n’est pas un hasard si la viticulture est née içi en 600 av JC alors que les phocéens introduisaient le cep, n’en déplaise aux bordelais. vigne et coquelicots-3Bien sûr à l’époque Romaine, nos invincibles consommateurs d’alors n’avaient pas le même palais qu’aujourd’hui. Mais, si tous les goûts sont dans la nature pour le vin, la nature lui rend bien en Provence, car selon J.F Margier du Domaine de la Michelle tout y est réunit pour produire mieux en agriculture raisonnée car « on peut plus facilement se passer des sulfites ». Seulement, ce passionné mais réaliste professionnel avoue que « c’est du suicide de passer directement du traditionnel au bio et qu’il lui a fallut être très réactif pour le faire paradoxalement progressivement».

Vignerons Indépendants engagements

Vignerons Indépendants, les engagements

RESPECTER ET UTILISER LA NATURE. Le couple Margier, respectueux de leur écosystème aussi bien pour leurs olives que leur grappes, est conscient de cet avantage mais travaille « d’arrache ceps » pour prouver que bio c’est bon si et seulement si la récolte est à la hauteur. De même ils sont convaincus que cela passe forcément par une démarche responsable à 360° : exploitation des 400t de compost avec les résidus des vignes, Bâtiment  HQE, etc.

Domaine La Michelle_L'abus d'alcool est dangereux pour la santé

Domaine de La Michelle L’abus d’alcool est dangereux pour la santé

Si en Provence, le rosé est tendance il souffre encore parfois d’être considéré comme un vin que l’on consomme sur place en vacances, il en va de même avec l’huile provençale, qui est, selon JF Margier « galvaudée quand on regarde les reportages à la TV ». Il précise aussitôt « qu’un officiel est envoyé tous les étés sur les marchés pour vérifier que les (re)vendeurs ne commettent pas de fraude, car les AOP n’assurent que 5% de la commercialisation française et même l’huile Puget est importée ». Si on lui demande dans ce cas, quelle est  la meilleure, il explique que le consommateur doit être connaisseur… de ses besoins avant tout et qu’il serait judicieux d’en avoir plusieurs en fonction de ce que l’on mange.

Vignerons Indépendants des Bouches-du-Rhône L'abus d'alcool est dangereux pour la santé

Vignerons Indépendants des Bouches-du-Rhône. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé

En outre « si l’on veut garder les vitamines et les autres propriétés de ces oléagineux, les conditions de stockage sont importantes, sinon en 1,5 ans, il ne reste que de l’huile » ajoute-il. Il n’y a pas de hasard si cet artisan du vin paradoxalement avec les chais les plus modernes de la région, récolte sur les salons depuis plusieurs années des médailles remises par des experts.

SE PASSER DES PRODUITS CHIMIQUES. Selon Annick Page, la directrice régionale de la Fédération, les vignerons indépendants de Provence, seraient plus bio que les autres régions (cf. une étude sur le site de la Revue Vinicole Internationale). On en dénombre 45 viticulteurs dont 4 en biodynamie. Or, tous les raisins issus de l’agriculture biologiques ne sont pas certifiés biologiques et tous les vins produits à partir de raisins certifiés biologiques ne l’indiquent pas sur leur étiquette. Vignerons indépendants Pique nique 2012Mais la certification reste une garantie utile. Au-delà de cet aspect biocommercial qui conforte le client, il y a aussi la volonté des vignerons indépendants des Bouches-du-Rhône de faire découvrir leur métier autrement à travers un éventail de manifestations conviviales et authentiques car ce client vient d’abord acheter un bon produit. La Provence représente la 2ème plus grosse concentration – après le Languedoc-Roussillon – de membres du Mouvement des Vignerons Indépendants, véritable repère pour le consommateur contemporain. Ces professionnels ont compris que le risque était bien de se retrouver face à son client. « Quand ils viennent au domaine, on prend le temps, c’est propice à la dégustation et on ne peut pas tricher » assure JF Margier.

Consophobes, néo-consommateurs, si vous voulez rencontrer des savoir-être et leurs vins authentiques qu’ils ont su faire évoluer. Découvrez le programme de ces pique-nique d’un autre genre. Plus d’infos içi :  www.vinsdeprovence.com

A ce titre, nous vous recommandons plus particulièrement :

  • Domaine Naïs : Grande randonnée pendant laquelle vous aurez des explications et vivrez des débats sur le métier. Prévoir chaussures de marche et casquettes. Lundi 28 mai – Route du Puy – Campagne Saint Julien – 13480 ROGNES Infos domainenais@club-internet.fr
  • Domaine de la Michelle (AB) : Balade à dos d’ânes, Théâtre pour les enfants, chasse au trésor et randonnée pédestre avec le vigneron et immersion dans son écosystème notamment la découverte des glaces au miel et du moulin à huile bio. Et si vous êtes sage, il vous fera peut-être goûter son nectar, spécial dessert… 1090 chemin de la Michelle – 13390 Auriol – Dimanche 27 mai – infos : margier@domainedelamichelle.com
  • Domaine Pey-Blanc : Ambiance musicale toute la journée (dates non précisées). Concours de Pétanque. Visites des caves – 1200 chemin du vallon du Mourgues – 13090 Aix en Provence – infos peyblanc@wanadoo.fr

L’oenotourisme, vous l’aurez compris gagne en puissance en Provence et si les Châteaux Minuty et d’Ott volent pour l’instant la vedette sur les jolies tables ensoleillées, il existe bien d’autres domaines qui gagnent à être connus tant pour le goût que pour notre bourse.

L’oenourisme autrement continue, car un homme artviné en vaut deux ! seconde partie, début juin

Le +

Avez-vous du savoir ville ?

Ville fusion, acquisition, destruction, transition mais aussi ville astucieuse, heureuse, humaine, légère, servicielle et… expérientielle ! Promenons-nous dans la ville quelques jours pour découvrir les innovations liées au développement durable dans un contexte de consommation de produits et services responsables.

Désormais les villes sont obligés d’innover : les territoires urbains font face à des défis d’une ampleur sans précédent : Economiques : crise, délocalisations, concurrence…Sociaux : inclusion, sécurité, cohésion, participation… Environnementaux : ressources finies, pollution, émissions…

Nos déchets ont pignon sur rue, qu’en faire ? Prenons la piste de traitements innovants par une consommation plus équitable et un tri plus sélectif.

L’hypercommerce entame sa mue laissant place à la résilience du commerce de proximité.

La ville devient un lieu de consommation inédit où le produits et services prennent d’autres formes. Les territoires se spécialisent. La ville jour, n’est pas la ville nuit et pas non plus la ville Zen. On change de territoire comme on change de banque, on fait jouer la concurrence pour vous faire préférer l’Est ou l’Ouest, le Sud ou le Nord.  D’ailleurs les citoyens se déclarent volontiers plus consommateur.

D’ailleurs, selon un récent sondage, les modes de vie influenceraient notre assiette. Dans ce cas, un citoyen serait-il plus eco-responsable qu’un extra-urbain ? 

Quant aux utopies urbaines d’hier ont-elles disparues ? Servent-elles uniquement les fantasmes des designers, urbanistes et architectes sans oser apparaître dans une réalité sage ? Les innovations d’aujourd’hui – fermes urbaines, green roof –  en sont peut-être la panacée…

Entrer en ville, c’est aussi se loger : pouvoirs publics, entreprises & marques y répondent avec des moyens multimedia faisant écho à la pression de citoyens de plus en plus exigeants, de plus en plus autonomes et de plus en plus créatifs

Désormais tous les sens de la ville sont durablement en éveil, soyez attentifs et actifs !

Séminaire du 19 au 23 mars organisé pour l’ISCOM et le Club Marketing et Développement Durable de l’ADETEM : 4 jours de conférences / débats, en présence de 10 conférenciers parmi lesquels
Lundi pm Monica Fossati (Ekwo) – Regards sur la ville, l’education au changement
Mardi am JM Gancille (Groupe Evolution) – Darwin Ecosystem
Mardi pm
Nicolas Chabanne (Le Petit Producteur) – Ville solidaire/collaborative + Dogmar Osterloh (Goethe institut) – L’eau c’est la vi(ll)e
Mercredi am Romain Vailleux HOP3 – affichage carbone, environnemental
Mercredi pm
Philippe Garvov (Pop’urbain) – Clever City
Jeudi am Bertrand Riot (Innovation by nature) – Villes futures, Adeline Attia (Urban Trends) – Ville plaisir
…./….

Plus d’infos / Programme sur demande via le blog/ twitter/ email contact