La marque responsable, social club ou very bad trip ?

Citation

Le Séminaire Marque et Innovations Sociétales se tenant a Paris du 25 au 29 janvier 2016 en fera de cette interrogation, son thème 2016. En savoir +

La RSE, version exploitable du Développement Durable en entreprise, est loin d’être comprise et/ou acceptée.

* Pourtant elle est abordée voire intégrée par un nombre croissant d’entreprises chaque année.
* Pourtant la RSE fait apparaitre un système de rémunération variable pour le top management.
* 51% des dirigeants interroges par le baromètre Generali/CSA pensent que la lutte contre le changement climatique constitue un moteur d’innovation.1248937_156_tour
* Pourtant post-attentats les marques / entreprises ont su trouver les mots :
– prise de parole avec une posture d’empathie (Apple, Google, Airbnb, etc.)
– accoler la Tour Eiffel + symbole de paix a son logo
– des dirigeants préoccupés par le bien-être de leurs collaborateurs (volet social de la RSE) ont pris des dispositions en interne et/ou conseil auprès d’organisations extérieures pour savoir comment aider leurs « ouailles » les plus touchées…. Pourquoi avoir attendu ces tragiques événements pour produire un symbole de résistance et d’humanité ?
Seulement si les entreprises s’engagent, elles ne veulent pas payer la facture carbone proportionnelle a l’impact de leurs activités.

… Belle affaire pour les uns ! Bonne conscience pour les autres !

DSC_0767De même l’exposition Universelle de Milan qui s’est tenue jusqu’en octobre dernier, en a été une preuve flagrante avec des sponsors et parfois des pavillons complètement a cote de la plaque pour répondre a la thématique de l’événement « Comment nourrir la planète et préserver l’énergie de la vie ? ».

COP21Dans le registre événement planétaire, la COP 21, a laquelle un grand nombre d’entreprises a souhaité s’associer, vient de boucler avec succès ses portes. C’est le temps du bilan et aussi l’occasion de jouer cartes sur table… j’ose même dire, de (re)battre les cartes pour imaginer ce nouveau monde plus responsable !

En effet, arrêtons les petits arrangements avec les mots et les couleurs

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Collectif Brandalism : détournement des publicités des principaux sponsors de la COP21

(greenwashing) pour dire que sa marque est engagée. Ce n’est pas le collectif Brandalism qui dira le contraire ! La communication responsable se détourne de la publicité pour que l’information prenne le relais mais c’est un travail de longue haleine qui demande humilité et compréhension des enjeux.
Alors il ne fait pas bon d’avoir mauvaise presse vis-a-vis du climat.

A ce titre, PSA Peugeot Citroen a su prendre les devants, contrairement a son homologue Renault, en concluant un partenariat avec l’ONG transport et environnement pour publier les consommations de ses voitures en condition réelles dans la foulée du scandale Wolkswagen.
Comme quoi, la pression qui pèse sur les communicants est forte ! Dans un autre genre, la nouvelle patronne de la marque American Apparel (qui a remercie son ex PDG, trop occupe par le harcèlement sexuel de ses collaboratrices) a décidé de mettre fin a leurs publicités dégradantes pour la femme.

Une nouvelle vision des métiers de la communication et du marketing …qui commence par un acte concret : la rédaction et publication du rapport annuel RSE. Autrement dit le reporting extra-financier d’actions bien réelles. Contrairement à certains préjugés, ce ne sont ceux pas ceux montres du doigt en France (Total, Mc Do, and co) les plus mauvais dans cet exercice, bien au contraire ! En outre, le web est en train de changer définitivement notre approche métier du DD et de la RSE.

Enfin, jusqu’où peut on lier valeurs personnelles et activité professionnelle ? Les managers responsables et les salariés engagés, donc convaincus par l’intégration des enjeux de développement durable dans leur entreprise, sont une espèce en voie d’apparition. En outre, la génération Y (et bientôt Z) en quête d’utilité et encore idéaliste reste plutôt absente de cette mouvance. Ce sont les + de 30 ans reconnus, comme les plus mobilises. Pourquoi certains peinent encore à se déclarer ?

Déjà l’épreuve (les preuves ?) de confiance réapparaissent dans certaines grandes entreprises a l’instar d’Augustin de Romanet, PDG d’Aéroports de Paris et premier dirigeant (sur 38) a avoir signé la charte « Confiance et Croissance » « à la jonction des dimensions économiques, axiologiques, tels les valeurs et les engagements RSE, et relationnelles ». Cette démarche scientifique a mis en évidence la complémentarité de cinq « briques » de la confiance, leurs influences réciproques et leur impact sur la croissance. « Avec les capitaux matériels et financiers, les capitaux d’image, de marque et de réputation, le capital confiance constitue le troisième actif clef de l’entreprise» affirme le dirigeant.


Donc opportunités de business et d’innovations, il y a…c’est prouvé ! Mais jusqu’à quel point peuvent elles changer le visage de l’entreprise …surtout s’il s’agit d’actions en demi-teinte ?

b27661e6Alors sans jouer les père et mère fouettards ou a l’inverse les bien-pensants.. et sans viser a tout prix la perfection…. De quoi auraient besoin le marketing et la communication aujourd’hui pour bien pour avancer sur le chemin de la sincérité, l’authenticité. Quelle serait une bonne démarche RSE pour que la marque, expression des valeurs intrinsèques de l’entreprise prenne un élan citoyen sans précédent et devienne gagnante durablement ?

La RSE « social club ou very bad trip » cela revient a se demander si tout cela n’est pas que le mythe de l’Arlésienne ou au contraire la boîte de Pandore ? Existe t-il de grandes règles de base à respecter ? Comment apaiser la relation au temps et rendre toute sa désirabilité a la marque !

Les 100 participants aurons une semaine pour se (re)positionner, se déclarer peu ou prou RSE, casser leurs apriori ! Et surtout trancher –  pour toujours évoluer, en même temps que la société – en donnant vie a l’accord signé par les 196 pays du monde en cette date historique du 12 décembre 2015 !

Avez-vous du savoir ville ?

Ville fusion, acquisition, destruction, transition mais aussi ville astucieuse, heureuse, humaine, légère, servicielle et… expérientielle ! Promenons-nous dans la ville quelques jours pour découvrir les innovations liées au développement durable dans un contexte de consommation de produits et services responsables.

Désormais les villes sont obligés d’innover : les territoires urbains font face à des défis d’une ampleur sans précédent : Economiques : crise, délocalisations, concurrence…Sociaux : inclusion, sécurité, cohésion, participation… Environnementaux : ressources finies, pollution, émissions…

Nos déchets ont pignon sur rue, qu’en faire ? Prenons la piste de traitements innovants par une consommation plus équitable et un tri plus sélectif.

L’hypercommerce entame sa mue laissant place à la résilience du commerce de proximité.

La ville devient un lieu de consommation inédit où le produits et services prennent d’autres formes. Les territoires se spécialisent. La ville jour, n’est pas la ville nuit et pas non plus la ville Zen. On change de territoire comme on change de banque, on fait jouer la concurrence pour vous faire préférer l’Est ou l’Ouest, le Sud ou le Nord.  D’ailleurs les citoyens se déclarent volontiers plus consommateur.

D’ailleurs, selon un récent sondage, les modes de vie influenceraient notre assiette. Dans ce cas, un citoyen serait-il plus eco-responsable qu’un extra-urbain ? 

Quant aux utopies urbaines d’hier ont-elles disparues ? Servent-elles uniquement les fantasmes des designers, urbanistes et architectes sans oser apparaître dans une réalité sage ? Les innovations d’aujourd’hui – fermes urbaines, green roof –  en sont peut-être la panacée…

Entrer en ville, c’est aussi se loger : pouvoirs publics, entreprises & marques y répondent avec des moyens multimedia faisant écho à la pression de citoyens de plus en plus exigeants, de plus en plus autonomes et de plus en plus créatifs

Désormais tous les sens de la ville sont durablement en éveil, soyez attentifs et actifs !

Séminaire du 19 au 23 mars organisé pour l’ISCOM et le Club Marketing et Développement Durable de l’ADETEM : 4 jours de conférences / débats, en présence de 10 conférenciers parmi lesquels
Lundi pm Monica Fossati (Ekwo) – Regards sur la ville, l’education au changement
Mardi am JM Gancille (Groupe Evolution) – Darwin Ecosystem
Mardi pm
Nicolas Chabanne (Le Petit Producteur) – Ville solidaire/collaborative + Dogmar Osterloh (Goethe institut) – L’eau c’est la vi(ll)e
Mercredi am Romain Vailleux HOP3 – affichage carbone, environnemental
Mercredi pm
Philippe Garvov (Pop’urbain) – Clever City
Jeudi am Bertrand Riot (Innovation by nature) – Villes futures, Adeline Attia (Urban Trends) – Ville plaisir
…./….

Plus d’infos / Programme sur demande via le blog/ twitter/ email contact

De déchet-tri en rechic’lage ! 1ère partie

Reductor

Reductor

Et aussi déchaînons-nous et parlons-en puisque depuis samedi, c’est la semaine des déchets (organisée par le Ministère du DD et l’ADEME) !

Tout comme le terme « insertion sociale » en passe d’être intégré (sans tordre la bouche svp) dans le vocabulaire courant, le mot déchet ne fait pas tout de suite écho aux soleils de nos vies et pourtant c’est sûrement l’or noir de nos prochaines décennies. De plus, c’est un vrai besoin,il y a une demande du marché, c’est un vrai nouveau business. Reste à le rendre un brin plus chic et sexy…

Les media travaillent le thème au corps : amusez-vous à comptabiliser le nombre de fois où ce terme est utilisé sous forme de titre, rubrique, brève… Bien sur, la naissance de Tri et Recyclage, dans la famille D, vient en rajouter et certes valoriser l’aîné.

Les marques l’ont bien compris et l’ont exploité tout au long de l’année 2011, du luxe à la téléphonie. Quelques exemples :

MARS
EVIAN a conçu dans le cadre  l’événement l’ALLEE DU RECYCLAGE (métro parisien, station Palais du Louvre) « une vitrine montrant un mur de 365 bouteilles vides, soit une par jour sur une année. En face une œuvre en forme de presse qui présente la même quantité de bouteilles compactées. La comparaison ne requière aucun commentaire ! Dans l’autre vitrine est installée une bouteille géante, réalisée à partir de bouteilles vides compactées. De chaque côté de celle œuvre recyclée sont indiqués l’évolution du taux de recyclage des bouteilles en PET depuis 1980 et la baisse continue de son poids. La marque montre qu’il reste encore des progrès à faire ! »

JUIN
Le groupe CARREFOUR en région toulousaine et la société CLER VERTS sont à l’origine d’une initiative pilote de filière de tri-collecte-valorisation des déchets organiques issus des magasins.

OCTOBRE
Le BHV a organisé le vide dressing du Bazar en partenariat avec le magazine BIBA et HIPPI CHIC, l’organisateur de ventes privées luxe et vintage.

NOVEMBRE
Le groupe LA POSTE confie à une de ses filiales le tri de papier recyclé dans les PME (entre 500 000 et 900 000t produits), collecté en amont par postiers. Pour l’instant dans quelques régions et sur l’ensemble du territoire en 2012.

Depuis plus longtemps…
HERMES donne aux une autre vie aux chutes n’ayant pas l’étoffe d’un sac digne de ce nom pour la maison mythique. Dans l’atelier du petit H à Pantin on récupère les chutes de cuir, tissus, boucles de ceinture et autres objets snobés par les ayatollahs du contrôle qualité et on les transforme en créations inédites, poétiques et ludiques (40 000 à 100 00€ quand même !)

Quid de l’accompagnement des changements de comportements ?
Chaque français génère 290K d’ordures non recyclées par an… alors déjà quelques foyers français paient leurs déchets au poids. Mais pour les autres ?
Pour sensibiliser les citoyens, ceux qui sont à l’origine de la semaine des déchets ont crée une campagne institutionnelle : « réduisons, vite nos déchets, ça déborde ! », proposant des conseils concrets (je limite les emballages, j’utilise des éco-recharges, je donne et je vends, j’achète à la coupe, je pense aux cadeaux dématérialisés) via une sorte de Gullivert anxiogène baptisé Réductor !

Pour les entreprises, le premier film publicitaire d’ECOFOLIO est bizarrement plus léger (en serait-il plus efficace ?) et se joue sur le refrain entêtant des petits papiers.. petits papiers…  içi

Entre les 2, il y a le ludique voire pédagogique Terracycle (société américaine qui s’occupe de tout ce qui n’est pas recyclable) avec un serious game sur Facebook.

La suite de l’article 

De déchet-tri en rechic’lage, réduisons, trions, recyclons ! 2ème partie

Suite et fin…

Un projet de bâtiment respectueux de l'environnement dans le quartier d'affaires "Nueva Las Condes" de Santiago. © Inmobiliaria Sinergía

Les éco-gestes ne s’arrêtant pas aux portes de la maison. Ils sont aussi valables au sein de l’entreprise en fonction de sa culture, de son mode de fonctionnement. Cette conduite du changement est d’autant plus rapide que l’exemplarité des dirigeants est grande. En effet, il s’agit de considérer l’’impact environnemental dans sa globalité. Sera donc également à prendre en compte, autant le choix du bâtiment que son implantation, en raison de la prise en charge du tri sélectif.

Selon une enquête européenne menée par Lexmarq, 1 salarié sur 10 affirme que sa société ne récupère rien du tout. Plus d’un tiers d’entre elles (34%) soulignent qu’il n’y a pas de politique de recyclage mis en place sur leur lieu de travail. Et 21% mettent en avant le fait que recycler est trop compliqué, trop cher ou encore que cela prend trop de temps ou trop de place.

Dans les quartiers d’affaires de Santiago du Chili, les gratte-ciel peuvent générer jusqu’à 100 tonnes de déchets par an. Des points de collecte, destiné au personnel de bureau des entreprises soucieuses de préserver leur image, sont mis en place. En septembre dernier, le 1er système géré de manière autonome a été inauguré : des bacs de 1000 litres de différentes couleurs (verre, plastique, piles, toner d’imprimantes, papier et carton) ont été installés. Le toner, les bouteilles en plastique et le verre sont donnés à des œuvres de bienfaisance afin qu’elles puissent vendre ces déchets à des entreprises de recyclage. Le papier et le carton sont vendus à une société récupératrice pour financer les coûts de fonctionnement du système. Grâce à cela, le quartier est en bonne voie pour obtenir la célèbre certification LEED qui récompense les bâtiments HQE.

Coca-Cola c'est (aussi) ça !
Coca-Cola c’est (aussi) ça !

En Angleterre, le partenaire boisson du comité d’organisation des jeux olympiques 2012 a activé le balai du recyclage en montrant que Coca-Cola c’était aussi ça : installation de 250 bacs dans les rues de Londres.

Selon une étude du CSA pour le compte de l’assureur Generali (printemps 2011), le développement durable resterait une priorité pour les entreprises françaises. D’ailleurs pour 3 chefs d’entreprise sur 4, la prise en considération de ces enjeux a ou va modifier le business model de l’entreprise.

Pas mal… Aux USA, ils ont déjà imaginé le recyclage du plastique et ca devient tendance. C’est même le prochain challenge de la Marque. On vous le dit… Alors à qui le tour ?

+

– Guide sur le tri et le recyclage : http://www.gullivert-le-guide.com – Editions Eyrolles – 20€ (pas lu mais surement utile)
– Techno : Pour ceux qui ne peuvent déjà plus se passer de leur téléphone, l’excellente application d’éco-emballages
– Poubelles de tri 100% recyclées pour les entreprises : marque Durable et sa gamme DURA-BIN
– Mac et PC : Le français Polytech, acteur humanitaire et solidaire, s’adresse aussi bien aux entreprises qu’aux consommateurs (récolte des consommables informatiques, téléphones et déchets).
– Initiative gouvernementale : ordi2-0, recyclons-idf

– Mobiles : selon TNS Sofres seulement 7% des utilisateurs recyclent leur téléphone (en fin de vie ou non). Si l’opérateur Orange a déjà mis en place un système de collecte, de nombreux sites en lignes offrent ce service et vous rémunère comme love2recycle Pour s’y retrouver parmi toutes les offres de vendremonmobile
– Troc entre citoyens avisés : myrecyclestuff, tromximity

Mobilité douce un jour, mobilité douce tout court !

La semaine européenne de la mobilité s’achève demain. « Marche ou (c)rêve » dit la chanson de Mc Solaar ! De quoi parlons nous ? De mobilité douce bien sûr.
Cela implique des modes de déplacement sécurisés mais décarbonés et la réduction des nuisances. En d’autres mots des transports pas ou peu polluants comme notamment le vélo, le métro, le tram qui est sur le point de boucler la boucle, les transports en commun comme le co-voiturage, phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur (cf. +) autour du pionnier Frédéric Manzella (Comuto) et son site aujourd’hui ludique et très intuitif.

Première station Autolib _ Paris 20ème

Première station Autolib _ Paris 20ème

Parallèlement et dans la lignée du vélib’, c’est le tour de l’auto-partage de trouver ses marques et son public dans les grandes agglomérations françaises D’ailleurs le groupe Bolloré, dès le 1er octobre dans Paris, mettra en libre service (7h la 1/2 heure) ses voitures électriques Autolib (pour la nuit blanche parisienne, 33 stations service proposeront 66 blue car, puis d’ici 2016 elles seraient 5000).

Mais la question de la mobilité ne s’arrête pas à la sortie des grandes villes, seulement elle y est plus problématique, entraînant engorgement et stress quotidien inutiles. Ainsi, dans l’esprit « villes durables », il y a notamment la réappropriation de l’espace urbain, des créations artistiques éphémères se sont emparées des places de stationnement le 17 septembre dernier dans le cadre du Parking Day. Le principe vous allez à l’horodateur comme d’habitude mais au lieu d’y mettre votre Jaguar vous créez un potager, une table de convives, un terrain de pétanques, une ferme urbaine…

Qui dit déplacement dit aussi voyage. Qu’il soit lointain ou local il fait appelle à un moyen de transport. A ce titre, voyages-sncf.com a remis pour la 8ème année, ses Trophées du Tourisme Responsable (avec 80 000 votes d’internautes cette année, la thématique a véritablement interpellé les français) en récompensant notamment 2 initiatives :
– Voisine, l’association pour le co-voiturage éco-responsable et solidaire en Lozère.
handitourismepaca.fr, le site pour organiser son séjour dans les meilleures conditions d’autonomie.

Nous nous sommes intéressés à quelques récents lancements liant numérique et mobilité pour faire écho à la thématique 2011.

La velib' folie - copyright Stéfane GrandcampAh ! La Carte est un dispositif pionnier en matière de nouvelles mobilités. Le principe, tout détenteur d’un permis B, et dès lors qu’il circule intra-agglomération (précisons à Montbéliard pour le moment) pourra opter pour le mode de déplacement juste et adapté durant sa journée s’il est le possesseur du sésame approprié. Un seul et unique badge magnétique, rechargeable, qui donne accès à divers moyens de locomotion, le multimodal par excellence : une même carte, payée 15 euros, permet à l’usager d’effectuer 15 trajets en autobus, de conduire 110 minutes au volant d’une F-City, un véhicule électrique conçu et produit localement ou de rouler 600 minutes à vélo. On peut aussi opter pour le forfait mensuel à 60 euros. «L’idée, c’est d’acheter du temps de déplacement au bureau de tabac sur le mode des cartes de téléphonie mobile», a expliqué à Reuters Phlip Slomian, président de Toowup, la société gestionnaires du service.

Urban Drive - Pages JaunesLe 22 septembre, un concept mixant le voyage mais virtuel et la mobilité au coeur de votre ville était inauguré par Pages-Jaunes avec son système Urban Drive. Site de navigation immersive « son objectif est de permettre une découverte différente de la ville à 360° en révélant des informations sur la vie de chacun des lieux comme son histoire, son identité, son actualité… » pécise l’un des responsables technique.  Il a vocation à devenir un outil social et contributif, enrichi de photos, vidéos et commentaires ajoutés par ses membres.  150 villes dont Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nice, Bordeaux et leurs agglomérations sont concernées.

Si vraiment vous ne pouvez pas quitter votre Jaguar (ceci est un clin d’oeil et non je n’ai pas d’action chez eux), pensez au cours d‘éco-conduite c’est toujours ça de gagné pour vous et pour les autres !

TeslaQuant à nous, en attendant de conduire l’incroyable Tesla (en location désormais chez Hertz pour 900€ le W-E) sur une des Carpool Lanes de Californie, nous bougerons autrement pour découvrons la ville, les villes, notre ville comme nous ne les avons jamais pratiquées grâce à de nouvelles formes de mobilité.

+
Citizen Car ou comment faire des micro locations de voitures
– « Les transports, la planète et le citoyen » de Ludovic Bu (fondateur Voiture&Co),
Marc Fontanès (Directeur de Mobility+),  Olivier Razemon (auteur et journaliste au Monde) aux Editions Rue de l’Echiquier.
– Cybergo, la voiture sans conducteur by Induct.fr qui déplacera bientôt un groupe de personnes, tel un ascenseur à l’horizontal et intelligent sur les voies piétonnes.

Yes, oui Cannes !

Cannes 2009

Cannes 2009

A l’heure où je vous écris ces lignes, les belles toilettes s’appreêent à monter les marches du « bunker » sur des corps de stars et de starlettes glamour et internationales. Une fois n’est pas coûtume, la projection d’ouverture est un film d’animation en 3D. Qui dit 3D dit lunettes… 3D. Si « esthétique » est un mot qui circule bien sur les pavés de la Croisette.. ce soir nous aurons à faire à des Brad & Angelina moins avantagés que d’habitude… Eh oui n’a pas qui veut le look 3D ! Hormis ce détail (jetez quand même un oeil sur les couvertures presse de demain), nous saluons la recherche de renouvellement des organisateurs du Festival.

Mais quitte à bousculer un peu la cérémonie et le protocole nous regrettons peut-être les limites de cette audace. Dans un contexte de crise, de déploiement du développement durable, peut être eut-il été judicieux de présenter un film d’animation ou pas mais éco-certifié. Je m’explique. Le premier film « vert » et économiquement et socialement responsable, validé comme tel par les autorités compétentes est Hulk !
https://lechosysteme.wordpress.com/2009/04/26/hulk-lincroyable-mais-vert/

Sachant que ce projet a pu aboutir à l’instar notamment des acteurs écolos… On se dit que c’était sans doute l’occasion à saisir, de bénéficier d’une couverture internationale et de toucher toutes les populations… Alors Cannes à l’heure développement durable.. L’année prochaine peut être !?

En attendant je déclare ouvert le 62ème Festival International du Film de Cannes !

UPDATE du 10 mai 2011
Yes, we Cannes n’est pas vain ! Les organisateurs ont décidé de se mobiliser. Plus d’infos ici

Hulk, l’incroyable film éco-certifié !

La Gen-E de l'Environnemental Media Association

La Gen-E de lEnvironnemental Media Association

L’initiative est suffisamment exemplaire et encore trop rare pour être racontée, même si la sortie de L’incroyable Hulk, remonte à un an. Ce film est le premier gros budget à être eco-certifié. Bien sûr ce n’est pas un hasard si le géant est le personnage vert le plus emblématique du cinéma. Le tournage et la production ont obtenu la certification de  l’Environmental Media Association dont la mission est d’inscrire l’industrie américaine du divertissement dans une démarche de développement durable. Donc dès la pré-production, des ONG ont aidé les acteurs du film (au sens d’équipe, pas les stars, hein)  à utiliser des matériaux recyclables (haro sur le plastique) et des peintures non toxiques, à réduire l’impact du transport des personnes en privilégiant des voitures à moteur hybride et à privilégier le pin jaune local (tournage au Canada) pour les décors… Sans parler des batteries rechargeables des preneurs de son, du mug offert à tous pour éviter le gâchis de gobelets et bien sûr tri selectif des déchets…Liste non exhaustive… et c’est vraiment formidable !  D’ailleurs les membres de l’équipe sensibilisés au DD par le biais de ce film, seraient plus respectueux dans leur vie privée. Quant aux acteurs (les vrais cette fois…) écologistes de longue date, Edward Norton et Gale Anne Hurd, ils sont à l’origine de cette initiative, ayant même réussi à convaincre Marvel Studios et Universal de l’intérêt de la chose… Cocorico quand même, c’est un français, Louis Leterrier qui a réalisé le film. Congratulations all !

Autre exemple ludique et pas culpabilisant !

Alors pour ou contre la peoplisation du Développement Durable ? Pendant que Yann Artus Bertrand devient ambassadeur de bonne volonté du Programme des Nations Unies, il y a EMA qui oeuvre outre Atlantique avec la Gen-E… La génération de jeunes stars qui adopte le green lifestyle.  Nous en tout cas on dit « hype hype » hourra !!!