Are yu COP ?

Quels acteurs pour contribuer aux enjeux Post COP21/22 ?

La conscience climatique est generalisee. Entre les deux COP, on passe de la réflexion a l’action….Le séminaire Management des Nouvelles Economies ouvrira ses portes, lundi 28 novembre sur cet impulse. Il se tiendra jusqu’au 2 décembre dans le quartier de Saint-Lazare a Paris (intervenants en image ci-dessous).

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Pour qui ?
Des spécialistes de la marque, lesquels sont aussi une partie de la solution

Sylvain Hatesse (droite), co-fondateur du jeu Terrabilis

Sylvain Hatesse (droite), co-fondateur du jeu Terrabilis

Objectifs ?
Regarder loin, agir de près, telle sera la consigne
 pour impliquer les nouvelles generations, futures responsables de l’existence d’un nouveau monde. (De)construire sa vision du monde de demain et puis la vivre sur une semaine pour être prêt a la décliner et l’exploiter  a travers le prisme de la communication et du marketing de demain.

Brieuc Saffré, co-fondateur de Whitaa

Brieuc Saffré, co-fondateur de Whitaa

Sylvain Boucherand, BL Evolution

Sylvain Boucherand, BL Evolution

Armand Bernoud, co-fondateur de Maximum

Armand Bernoud, co-fondateur de Maximum

Alexandre Bouton, Urban Act

Alexandre Bouton, Urban Act

Nicolas Froissard, mouvement UP! et VP Groupe SOS

Nicolas Froissard, mouvement UP! et VP Groupe SOS

Pascal Signolet, Delegue General du Festival Atmospheres

Pascal Signolet, Delegue General du Festival Atmospheres

Principaux thèmes ?
La COP pour les nuls : L’économie du 21e siècle expliquée aux terriens
Nouvelles entreprises, nouveaux managements
Communicants, parlez vous cop ?
Cop ou pas cop ? Les defis que doivent relever les citoyens

Engagement for Action juste avant la fin du(n) monde !

Voici le programme :

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Les infos a retenir des accords de Paris 2015 et leurs consequences concretes depuis leur entree en vigueur le 4 novembre dernier :


– ratifies par  ? 195 pays dont Chine, USA et Inde

– objectifs ? les chiffres a retenir : 2degres pour 50% de reduction de GES d ‘ici 2050
– methode : non contraignante base volontariat (tres important car meme principe souhaite pour application RSE aujourd hui)
– facture : le lead est pour les pays riches qui ont promis en 2009 une enveloppe de 100 milliards de $ (montant a revoir en 2025). Pour les autres pays developpes le financement se fera sur la base du volontariat. Enfin une tolerance et un accompagnement sont fortement souhaites envers les PVD
– controle ? objet de la cop22 avec un mot d’ordre la transparence et  un mot cle la transition


La marque Nivea recalée sur sa dernière pub US

Recivilize yourself, publicité NIVEA USALes marques investissent énormément en amont dans leurs campagnes de communication. Ainsi, une batterie de tests est mise en place afin de faire des lancements avec toute la prudence requise. Mais la société civile (les consommateurs, les associations de défense de la consommation, de l’environnement, les ONG et parfois les anti-pub) prend de plus en plus la parole et se manifeste violemment, contre l’entreprise, pour faire retirer une campagne qui remettrait en cause ses valeurs fondamentales.

Ici visiblement le clin d’oeil à l’indigène (voire l’esclave) autrement dit le retour à la case sauvage, n’était pas du goût des lecteurs du magazine Esquire aux USA. « Face à la grogne montante des internautes notamment, Nivea a réagi rapidement en supprimant la publicité incriminée et en présentant ses excuses à ceux que celle-ci aurait heurtés. La « maladresse » a déjà déclenché des appels au boycott dans la communauté noire américaine et au-delà, d’autres réclamant également que la chanteuse Rihanna rompe son contrat avec la marque dont elle est l’égérie » – extrait de Fashionmag du 22.08.11

Comment une campagne de ce type pourrait apparaître en France ?

Sur le principe d’un développement plus durable et d’une communication responsable,  des structures apportant depuis quelques années, leur aide aux annonceurs souhaitant vérifier en amont, le contenu de leur campagne et construire un message honnête, ayant une empreinte immatérielle positive sur la société et un impact limité sur l’environnement.

l’UDA recommande « ne pas tromper, ne pas choquer, ne pas nuire ». En d’autres mots, il s’agirait de lutter contre des stéréotypes négatifs ou stigmatisation de certaines catégories ou groupes sociaux comme les petits, les gros, les noirs, les femmes, etc. Ainsi NIVEA aurait pû prendre soin (sans jeu de mots) et consulter une légitime agence responsable (cf. le Collectif des publicitaires eco-socio-innovants) afin d’éviter toute prise de risque pour son image de marque.

De son côté, l’ARPP (ex Bureau de Vérification de la Publicité) – composé des agences, annonceurs et media – a pour rôle d’agir en faveur d’une publicité loyale, véridique et saine, dans l’intérêt des consommateurs, du public et des professionnels de la publicité. Elle établit des recommanditons transversales sur le vocabulaire publicitaire, le Développement Durable, etc. et aussi sur des secteurs spécifiques comme l’automobile, les cosmetiques, etc. Elle vérifie donc que les régles qu’elle édicte soient bien appliqué et les adhérents peuvent lui demander conseil avant diffusion surtout s’ils comportent un argument écologique, l’ARPP délivrera un avis, pour éviter par exemple l’écueil du greenwashing. L’organisme paritaire a ainsi fait retirer les signatures et /ou campagnes comme celles de TOTAL, BMW et bien sûr AREVA qui parlait de « l’énergie au sens propre ». En quelques jours ce sont des millions jetés dans une poubelle… non recyclable.

L’OIP, l’organe interactif de promotion d’une publicité responsable, contribue aussi à éviter les risques d’écoblanchiment (ou greenwashing). L’empreinte intellectuelle véhiculée par la publicité pèse lourd sur l’empreinte écologique. Certaines publicités jouent un rôle important dans le maintien d’une offre et d’une demande de produits et services polluants par la transmission de certaines valeurs non compatibles avec l’urgence écologique, voire par la transmission de messages mensonger. 

D’autres organismes sont associés à cette démarche comme le Conseil de l’éthique publicitaire, le Conseil paritaire de la publicité et le public peut aussi se saisir d’une plainte via son organisme affilié, le Jury de déontologie publicitaire.
Ces organismes d’auto-régulation n’ont pas de réel pouvoir juridique mais lorsqu’une marque contrevient au règlement édicté par l’ARPP, un CP est envoyé à tous les media en expliquant sa décision.

Si NIVEA n’est pas ici attaquée sur une atteinte à l’environnement, elle l’est sur un plan social. Elle qui à l’instar de l’OREAL, se préparait à conquérir les personnes aux peaux colorées, il lui faudra désormais redoubler d’effort pour entrer en conversation avec ce public blessé, même si elle a très rapidement fait son meaculpa et retiré le visuel. Seulement Nivea ne s’est pas demandée, en amont, si le contenu de la communication évitait d’entretenir des préjugés réducteurs liés à certaines catégories de population et dans le doute n’a pas consulté en amont ce groupe humain sensible représenté dans son visuel. Le non respect de l’avis des parties prenantes est malheureusement encore à l’honneur ce mois-ci avec Inditex dont la marque ZARA a été accusée d’esclavage (au sens propre cette fois) sur les travailleurs brésiliens.

Et si une petite dose de bon sens, de l’engagement, de la transparence et surtout de la sincérité pouvait faire toute la différence pour répondre globalement aux nouveaux enjeux sociétaux et anticiper une crise de réputation (entraînant forcément des coûts supplémentaires et inutiles) ?